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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

Pour ceux qui n'étaient pas nés en 1983

Publié le 24 Janvier 2015 par Pierrette Roc Diallo

Pour ceux qui n'étaient pas nés en 1983

Thomas Sankara est un des chefs du Mouvement des non-alignés. Il côtoie beaucoup de militants d'extrême gauche dans les années 1970 et se lie d'amitié avec certains d'entre eux. Il met en place un groupe d'officiers clandestins d'influence marxiste : le Regroupement des officiers communistes (ROC).

Dans ses discours, il dénonce le colonialisme et le néo-colonialisme, notamment de la France, en Afrique (notamment les régimes clients de Côte d'Ivoire et du Mali, lequel lance plusieurs fois des actions militaires contre le Burkina Faso, soutenues par la France).

En octobre 1986, peu avant le sommet Gorbatchev-Reagan à Reykjavik, il se rend une semaine en URSS. Devant l'ONU, il défend le droit des peuples à pouvoir manger à leur faim, boire à leur soif, et à être éduqués. Pendant ces quatre années le Burkina-Faso est ainsi, selon les critères géopolitiques nés au milieu des années 1970, la dernière révolution de l'« Afrique progressiste », opposée à l'« Afrique modérée ».

Souhaitant redonner le pouvoir au peuple, dans une logique de démocratie participative, il crée les CDR (Comités de défense de la révolution) auxquels tout le monde peut participer, et qui assurent la gestion des questions locales et organisent les grandes actions. Les CDR sont coordonnés dans le CNR (Conseil national de la révolution). Cette politique visait à réduire la malnutrition, la soif (avec la construction massive par les CDR de puits et retenues d'eau), la diffusion des maladies (grâce aux politiques de « vaccinations commandos », notamment des enfants, burkinabés ou non) et l'analphabétisme (l'analphabétisme serait passé pour les hommes de 95 % à 80 %, et pour les femmes de 99 % à 98 %, grâce aux « opérations alpha »).

Sankara tente également de rompre avec la société traditionnelle inégalitaire burkinabé, en affaiblissant le pouvoir des chefs de tribus, et en cherchant à intégrer les femmes dans la société à l'égal des hommes.

Il institue la coutume de planter un arbre à chaque grande occasion pour lutter contre la désertification.

Il est le seul président d'Afrique à avoir vendu les luxueuses voitures de fonctions de l'État pour les remplacer par des Renault 5. Il faisait tous ses voyages en classe touriste, ses collaborateurs étant tenus de faire de même

La révolution sankariste était une révolution inpirée par le communisme et l'intenationale ouvrière, bel et bien nés en Europe.

Au même titre que Che Guevarra, mort en Bolivie en essayant la même chose, c'est pourquoi on fait souvent un rapprochement entre les deux personnalités.

Sankara a dû lutter contre le post colonialisme, tout en réduisant le pouvoir des chefferies traditionnelles.

Mais son idéologie était clairement la lutte des opprimés contre les oppresseurs à l'échelle internationale.

Il se battait contre des gouvernements mais était solidaire des populations

Ceux qui veulent exploiter l’Afrique sont les mêmes qui exploitent l’Europe !

J'aimerais que ceux qui englobent populations et gouvernements, considèrent que nous, populations européennes, sommes entretenues par la sueur et le sang des africains, viennent s'en expliquer ici.

J'ajoute pour les bébés que vous étiez, que si Sankara a été assassiné en 1987, le mur de Berlin, lui, est tombé en 1989, consacrant la fin de l'espoir communiste et l'avènement d'un libéralisme sans concurrence.

Au lieu de vous masturber LA VICTIMITE en accusant la France, regardez plutôt du côté des enemis traditionnels du communisme et de ceux à qui ces deux crimes ont profité.

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