Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

Où est l'argent, qui en profite

Publié le 11 Février 2015 par Pierrette Roc Diallo

Où est l'argent, qui en profite

Si vous avez eu le courage de me lire, on peut résumer le problème économique banques/Afrique (et non pas occident/Afrique) de la manière suivante .

Le Bostgonda, pays en voie de développement emprunte 200 000 euros à la Banque Internationale d'Arnaque Monétaire (BIAM) pour créer des infrastructures (ou bitumer des routes)

La BIAM Ne pourra CREER cet argent que s'il dispose de 10% de cette somme en dépôt, soit 10 000 euros, éventuellement déposés par M. Jean Durand, ou par les actionnaires d'Essakane au Burkina Faso.

Si la BIAM est une BANQUE CENTRALE, elle pourra créer tout cet argent pour à la fois prêter les 200 000 euros nécessaires au Bostgonda et les 20 000 euros dont Mme Lu Nienne a besoin.

Elle a créé de l'argent qui n'existe pas, mais cet argent qui n'existe pas, elle le loue à 4% d'intérêt. C'est donc, sur 30 ans, 342.374 euros que le Bostgonda devra rembourser en tout, tandis que Mme Lu Nienne remboursera 34 237 euros.

On arrive donc très vite aux milliards d'euros dont on dit qu'ils rentrent dans nos poches chaque année.

En fait nous le voyons bien, ces milliards d'euros sont créés uniquement par jeux d'écritures, le Bostgonda a pu créer ses infrastructures, Mme Lu Nienne paie des traites en tirant la langue (si elle ne les paye pas, la BIAM saisira tous ses biens et les vendra aux enchères pour 34 237 euros même s'ils en valent 200 000.

Quant au Bostgonda, comme le Burkina Faso, et les autres pays en voie de développement, leur dette est énorme et les étrangle.

Pourtant, ils n'a été créé pour ces pays que la moitié à peu près de ce qu'ils doivent. C'est du vol, on est d'accord.

Que font les banques des remboursements de Mme Lu Nienne , du Bostgonda et des autres?

Les Banques prêtent cet argent à 4% à M. Lu Nien, au Burkwana, à la Corée du Sud Ouest, et créent encore plus d'argent.

M. Lu Nien, le Burwana, vont rembourser presque le double de ce qu'ils ont emprunté.

A chaque tour, il doit rester en banque 10% en dépôt réel tandis qu'il se crée des milliards en argent "d'écritures informatisées".

Les pays en voie de développement veulent cesser de rembourser et on les comprend.

Mme Lu Nienne veut cesser de rembourser, et la BIAM saisit sa maison, sa voiture, et se rembourse dessus.

Comme vous le voyez, si nous cessons tous de rembourser, les banques possèdent toujours 10% de tous les montants créés (prêtés), plus tous les remboursements des citoyens emprunteurs, qui se retrouvent à la rue.

Mais...

Les citoyens déposants sentent venir l'orage, se précipitent pour reprendre leur argent... et ne retirent que les fonds disponibles. Les banques font faillite, les épargnants sont ruinés, les entreprises ferment et licencient.

Il reste à creuser avec ses ongles pour dénicher des racines pour se nourrir.

Commenter cet article