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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

Pourquoi l'Afrique s'acharne-t-elle sur ce qui n'existe pas ?

Publié le 30 Mai 2015 par Pierrette Roc Diallo

Pourquoi l'Afrique s'acharne-t-elle sur ce qui n'existe pas ?

Pourquoi l'Afrique s'acharne-t-elle sur ce qui n'existe pas ? (Black and White)

Je suis photographe, et je m'y connais en noir et blanc.

Je suis franco-africaine, et je n'entends parler que de blancs et de noirs en Afrique.

C'est bizarre, parce que je vais vous dire, moi qui m'y connais : le noir n'existe pas et le blanc non plus.
Pour quoi l'Afrique s'acharne-t-elle sur ce qui n'existe pas ?

Le blanc, on le sait, est le mélange de toutes les couleurs, la lumière dans sa totalité. Dieu, donc. Le blanc n'existe pas sur terre, il faut aller au-delà pour rencontrer la lumière absolue. Et croyez-moi, sur terre, ça reste en deça. Je défie quiconque de faire tourner le fameux disque avec les couleurs de l'arc en ciel et d'y voir autre chose qu'un blanc sale (un blanc cassé, en colorimétrie).
Non, le blanc, ça n'existe pas. En photographie, on l'obtient en ENLEVANT toute matière. On dit que c'est « cramé » (brûlé)

Le noir, on le sait aussi ; c'est l'absence totale de couleurs (pourquoi dit-on « les noirs, ces gens de couleur » ? c'est absurde), c'est l'absence totale de lumière.
Eh bien, croyez-moi, l'absence totale de lumière, le noir, n'existe pas sur terre. Il y a TOUJOURS de la lumière, même dans le fond d'un tunnel. Parce que la lumière, c'est une énergie, et si vous êtes au fond d'un tunnel, vous émettez une énergie, donc une lumière. En photographie, et seulement en photographie numérique, on fabrique un noir absolu en poussant à fond tous les curseurs sur les pixels choisis. Et en poussant les curseurs dans le sens inverse... on trouve toujours du gris, jamais du blanc, c'est dire que même en photographie, le noir absolu n'existe pas.

Alors, pourquoi l'Afrique parle-t-elle autant de ce qui n'existe pas ?
Pour quoi les africains se désignent-ils, sous le vocable « noirs », comme n'existant pas ?
Rien, même pas un reste d'énergie au fond d'un tunnel.
J'ai remarqué : les africains cultivés aiment beaucoup Nietzsche, l'homme qui a tellement disserté sur le néant, qu'il est devenu bien peu de chose (fou) avant que de n'être plus rien.

C'est pathologique, ça, de se considérer comme n'existant pas, non ?

Moi, j'ai rencontré dans ma vie des cachet d'aspirine, des café au lait, des chocolat chaud, des lait « avec un nuage de café », des rouge homard (sur les plages en été), des beurre (des beurs), des bronzé, des basané, des chocolat noir, des blanc pisseux, des crème, des cappuccino, des rose thé, des noir d'ébène, des blanc cassé/jaunâtre... Jamais de blanc, jamais de noir.

Dans mon lit, j'ai eu un vietnamien, des antillais, des africains, des européens. Jamais des gens de couleur, seulement des peaux de différentes nuances.

Imaginez un noir dans votre lit (si le noir existait) : plus noir que la nuit, un trou dans l'univers, juste dans votre chambre !!!
Imaginez un blanc pur dans votre lit ! Un éclat de lumière absolue, Dieu soi-même. Du cramé. Non, vous l'avez compris, si vous voyez du blanc, vous êtes passé de l'autre côté de la vie .

Alors, dites-moi pourquoi les africains s'acharnent à être des trous dans l'univers ? De l'absence de lumière ?
Réveillez-vous, vous existez, vous êtes en vie, votre peau reflète la lumière, la lumière divine, et par ailleurs, joue très bien avec elle. On y trouve toutes les nuances du lait au chocolat au café arabica S'il vous plaît, respectez-là, nommez-vous par un mot qui désigne ce qui existe, pas ce qui n'existe pas.

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