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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

LA CAISSE DE TRANSACTION

Publié le 27 Août 2015 par Lu Nienne Diallo

LA CAISSE DE TRANSACTION

LE SYSTÈME BANCAIRE EST AUJOURD'HUI NOTRE SEUL CHOIX... ET SI AUTRE CHOSE EXISTAIT ?

(LA CAISSE DE TRANSACTION)

Saviez-vous qu'il y avait plus de 5 000 monnaies libres aux États-Unis pendant la grande dépression de 1929 ? Dès que la crise fut passée, finie la récréation, retour à la monnaie centrale. Concernant la France, il ne vous aura pas échappé qu'il est interdit actuellement d'effectuer un paiement en espèces supérieur à 3000 €. Votre salaire, quant à lui, ne peut vous être réglé en liquide s'il dépasse 1500 €, et ne parlons pas d'un paiement en nature qui est absolument proscrit. On en viendrait presque à croire qu'il n'existe aucun autre choix que les instruments bancaires dûment cautionnés par l'Etat.

Si l'on y regarde de plus près, des centaines de projets sont actuellement à l'étude dans le monde pour favoriser une alternative économique à cette monnaie que nous appellerons bancaire.

Le présent système d'économie que nous appelons Caisse de Transactions présente quelques particularités non négligeables, il est alternatif et absolument compatible avec les outils de l'économie actuelle. Il est totalement légal et facilement intégrable aux habitudes comptables de ses utilisateurs. Bref, il s'agit d'un système prêt à l'emploi, qui devrait se diffuser sans peine dans l'économie, à conditions bien entendu que la méthode de diffusion soit habile et suffisamment puissante pour s'étendre rapidement.

Pour résumer en quelques lignes le projet de Caisse Transactions, il s'agit de réunir dans un premier temps quelques TPE/PME de confiance, autour d’un principe qui consiste à ce qu'elles s'accordent entre elles des paiements par compensation. Les créances se compensent grâce à une caisse centralisatrice. Ainsi, les valeurs qui résultent des transactions commerciales ne passent plus par la banque.
Ces entreprises pilotes vendent leurs produits ou services au prix habituel, selon une procédure comptable conventionnelle, avec les mêmes procédures qu'elles appliquent ordinairement. Mais elles sont payées en crédit de compte à valoir sur les achats qu'elles font auprès d'autres membres de la Caisse de Transactions. Le dit compte de transactions est donc crédité et débité au gré des opérations entre les membres.
Ce procédé offre plusieurs avantages non négligeables :
Opérer des ventes auprès de clients nouveaux qui ne seraient certainement jamais venus.
Lorsque le compte est en débit, aucun taux d'intérêt n'est appliqué. Il s'agit d'un crédit gratuit.
Les opérateurs agissant dans la Caisse sont identifiés et connus, ce qui assure une garantie grâce à la confiance mutuelle.
Les achats effectués grâce au crédit de compte, qui résulte lui-même des ventes dans la Caisse de Transactions, permettent de préserver la trésorerie de l'entreprise.
En deux mots, ce nouveau procédé est un accélérateur commercial qui, lorsqu'il est bien géré ne présente pour l'entreprise que des avantages.
L'objectif est de démarrer avec une vingtaine d'entreprises pilotes, puis de monter en régime assez rapidement, tant et terme de quantité d'entreprises que de volume de transactions. Le but est de fournir à un horizon de 24 mois un système alternatif de transactions aux entreprises et de favoriser son développement hors des frontières pour en faire un système international.
Les éléments de départ utiles au lancement sont :
· La vingtaine d'entreprises pilotes
· Une application intranet pour gérer les opérations en temps réel
· Un site Web pour recruter de nouveaux membres
· Des contrats, carte de reconnaissance…
Avec très peu d'investissement de départ ce projet peut démarrer.
Les revenus de la Caisse de Transactions reposent sur un faible pourcentage prélevé sur chaque transaction entre les membres. Un autre pourcentage est prélevé afin d’alimenter une caisse pour garantir les entreprises défaillantes et assurer la pérennité de la Caisse de Transactions.

UNE UTOPIE ? NON, UNE REUSSITE... DERANGEANTE

Ce concept de banque alternative fut mis au point de manière empirique au début des années 1990 par Franck Fouqueray un entrepreneur français. Ce dernier était déjà le pionnier en France des Systèmes d’Échange Local (SEL). Durant quatre ans, il développa dans l'Ouest de la France et dans la Région parisienne une "Caisse de Transactions Inter-commerciale" composée de 500 entreprises adhérentes. Chaque adhérent recevait dès son arrivée : une ligne de crédit à 0% d'intérêt, une carte de membre, un accès au compte Minitel et l'annuaire de tous les membres. Chaque achat était porté à son débit de compte. Chaque vente était portée à son crédit. La compensation entre les deux était immédiatement faite par le Minitel. À la fin de chaque mois, un arrêté des comptes était établi. Les soldes de comptes créditeurs étaient reportés au mois suivant. Les soldes débiteurs quant à eux étaient remboursés par prélèvement bancaire selon un principe de crédit révolving (1/10e du découvert). Aucun taux d'intérêt n'était appliqué, puisque le débit des uns était équilibré par le crédit des autres. La caisse était perpétuellement avec un solde zéro. Afin de maintenir un équilibre, les liquidités collectées chaque fin de mois sur les débits, servaient à racheter le crédit des entreprises membres qui avait un compte de crédit trop important. Voir à ce sujet le schéma de fonctionnement.
Les avantages de ce système sont :
Le crédit est entièrement gratuit, car aucun taux d'intérêt ne peut être pratiqué dans la Caisse de Transactions.
Il s'agit d'un système financier réellement alternatif et indépendant du système bancaire.
Il ouvre aux utilisateurs un espace commercial générateur de nouveaux marchés, car le crédit des comptes n'est utilisable qu'au sein de la Caisse de Transactions
En 1993, la Caisse de Transactions, forte de ses 500 entreprises membres, lança le crédit gratuit aux particuliers. L'année suivante elle réalisa ainsi un total de 13 500 transactions. Une plainte fut déposée auprès du parquet de Paris pour exercice illégal d'activité bancaire (l'article L. 511-5 du Code Monétaire & Financier). Après 3 mois d'enquête de la brigade financière de Paris, un non-lieu fut prononcé. Il fut démontré que la Caisse de Transactions ne recevait aucun dépôt et ne prêtait aucune somme financière. Toutes les transactions résultaient bien d'une action commerciale de vente et d'achat. Franck Fouqueray, le fondateur du concept, usé par les difficultés rencontrées en France, s'expatria au Canada et aux États-Unis où il devint un des pionniers de l'Internet. Un site Internet explique en détail les avantages et le fonctionnement de ce concept qui pourrait bien renaître de ses cendres sous le nom de Caisse de Transactions

http://www.caissedetransactions.com/

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