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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

LES FAIBLESSES DE LA CONSTITUTION

Publié le 9 Octobre 2015 par Lu Nienne Diallo

LES FAIBLESSES DE LA CONSTITUTION

Octobre 2014, le peuple ne veut pas d'une loi qui permettrait à des dirigeants qu'il ne veut pas de se maintenir par le biais d'élections que l'on sait fallacieuses, non pas tant à cause de la fraude électorale, mais par la vulnérabilité et l'analphabétisme de l'immense majorité de la population.

Le peuple n'a pas d'autre moyen de se faire entendre que se soulever et aller au-devant des balles meurtrières des gouvernants.

Car, si vous ne l'avez pas remarqué, la constitution permettait cette manœuvre, ce qui permet aux politiques déposés

1- de se raccrocher immédiatement à la constitution pour mettre en place des élections qui pérenniseront le mode de gouvernance rejeté par le peuple.
2- le peuple étant vigilant et son gouvernement aussi, des lois sont votées pour répondre à minima à la volonté du peuple, ce qui encore une fois peut être discuté sur le plan constitutionnel et l'est à outrance.
3- les mêmes politiques se référeront encore à la constitution pour justifier un coup d'état qu'ils peuvent, à la lecture des textes, juger constitutionnel... CONTRE la volonté du peuple.
4- la CEDEAO, assemblée de gouvernants protégés par les mêmes constitutions, ne manque pas de se raccrocher à la dite constitution pour essayer de maintenir ses camarades de jeux (je rappelle que François et Alizeta sont royalement protégés par le président du Bénin).

Comme vous l'avez remarqué, la constitution protège les gouvernants CONTRE le peuple.

Tant que la constitution ne sera pas modifiée de telle sorte qu'elle protège le peuple CONTRE ses gouvernants, les politiques trouveront toujours de bonnes mauvaises raisons dans l'actuelle constitution pour aller contre la volonté du peuple, par des coups d'états ou tous autres moyens qu'ils parviendront à légitimer par les textes qu'ILS ONT rédigé pour se protéger du peuple.

Un autre point qui demande à être précisé.

Un Président de la Transition et ses ministres parsèment leurs discours et interviews d'appels ou de louanges à Dieu. Des candidats se réclament de Dieu dans leurs professions de foi.

La république burkinabè se veut laïque mais a oublié de préciser un point essentiel de la laïcité : la non ostentation religieuse, la discrétion dans les manifestations de la foi, à seules fins de respecter la foi des autres.
Le Burkina n'est pas un état laïque mais un état multiconfessionnel.

On s'étonnera ensuite qu'un candidat à la présidentielle « ablassète » en revendiquant ses appartenances ethnique et religieuse.

Des creux dans la constitution qu'il serait urgent de remplir.

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