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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

SLOGANSET PENSEE PARESSEUSE

Publié le 29 Octobre 2015 par Lu Nienne Diallo

SLOGANSET PENSEE PARESSEUSE

Quelques extraits de l'interview de Boris Cyrulnick le 10 janvier 2015

L"intentionnalité du terrorisme

Des groupes politiques utilisent le terrorisme comme une arme, car c’est une arme efficace et économique : on peut bouleverser une société avec peu d’hommes à sacrifier, c’est moins cher qu’une armée.


On met la haine dans des quartiers de difficulté, on repère les enfants en détresse psychologique et sociale, on leur offre des stages de formation, et ensuite on les envoie au sacrifice.


C’est une organisation, financée par les gens du pétrole, de la drogue, qui ont des intentions politiques sur le Proche-Orient et sur l’Occident.
Une fois que ces jeunes gens ont été repérés, préparés et sacrifiés, cette organisation déclenche les processus politiques mondiaux.

Cette démarche a déjà existé.
L’inquisition chrétienne a duré 6 siècles en Occident, et elle est partie exactement du même processus.
Le nazisme est parti de la belle culture germanique des années 20 et 30, et, avec 3% de la population qui était convaincue par le nazisme, six ans après les élections, 95% de la belle culture germanique votait nazi et mettait le feu au monde.

Qu’est-ce qu’on va faire de cette tragédie ? On peut en faire une solidarité ou on peut en faire un massacre.
Les musulmans français, qui ne sont pas coupable de ce qu’il s’est passé, risquent d’être agressés.
Actuellement, les plus agressés par le terrorisme, ce sont les arabes. 99% des arabes tués sont tués par d’autres arabes.

Ces terroristes ne sont pas des monstres ni des fous. Ce sont des personnes « normales », en détresse, façonnées pour. Donc c’est une intention.
Le problème, c’est que ces enfants en détresse sont abandonnés. La solution serait d’encourager la culture, une culture qui se fait par des gens de théâtre, par des gens de terrain, qui vont sur le terrain, qui proposent des fictions qui touchent les enfants : c’était la fonction du théâtre en Grèce. En Grèce, les citoyens ne pouvaient pas quitter le théâtre après la représentation : ils étaient obligés de rester pour en discuter, parce que les comédiens mettaient en scène les problèmes de la Cité.
La télé et Facebook sont des armes : la représentation facile, la pensée paresseuse de toutes les théories totalitaires.

Lors de la montée du nazisme, il s’est passé ce qu’il se passe actuellement : petit à petit des slogans sont rentrés dans la culture. Les slogans, ça permet de faire croire qu’on a compris alors qu’on se contente de réciter comme un perroquet, et qu’on se soumet à une représentation dépourvue de jugement.

Aujourd’hui, ces terroristes ne sont pas des fous. Et d’ailleurs les fous tuent très très peu, beaucoup moins que les « pas-fous ».
Ce sont des gens absolument « normaux ». Ce sont des gens en difficulté psycho-sociale qui ont été façonnés intentionnellement par une minorité financée pour prendre le pouvoir.
C’est exactement le point de départ de l’Inquisition, du fascisme, de toutes les théories totalitaires.

Il y a toujours un moment où la force provoque la réponse par la force.


Et c’est ce qu’il se passe au Proche-Orient actuellement. Au Proche-Orient, il y a eu des forces insidieuses d’abord : des forces verbales, la télévision, Internet. J’ai vu, au Proche-Orient, le Protocole des sages de Sion tous les soirs à la télévision, dans un pays que j’aime beaucoup : le Liban. Et beaucoup de gens y croient.


Le débat démocratique, c’est de dire Attention, ce n’est pas rien, ce n’est pas une fiction : la fiction pose un problème qui ensuite a des conséquences réelles.
Les premières cibles des dictateurs sont les journalistes et les artistes.

La pensée paresseuse, c’est la certitude. Le fait de demander « Êtes-vous sûr de ce que vous dites ? » provoque la haine de ceux qui ont besoin de se raccrocher à la récitation paresseuse. Combattre les idées demande beaucoup de temps.


Certaines personnes sont perverties par leur soumission à une idéologie religieuse, laïque, parfois scientifique, qui fait qu’elles sont les seules à détenir la vérité, et qu’elles sont prêtes à tuer pour défendre ce qu’elles croient, « la vérité ». C’est parce qu’elles sont soumises à une représentation du monde.

https://www.youtube.com/watch?v=q4VuKnHlD0g

Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, dit avoir voulu devenir psychiatre pour comprendre le nazisme. Il a en effet été arrêté en janvier 1944 alors qu’il avait 6 ans et demi.

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