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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

LA SOLIDARITÉ EN QUESTION

Publié le 6 Mars 2017 par Lu Nienne Diallo

LA SOLIDARITÉ EN QUESTION

« Au Burkina, on respecte l'étranger ».... « C'est ce qu'on se dit pour se sentir gentils ».
C'est ce que me dit Mariam, ex-préfète. Et ma doctoresse togolaise m'en raconte de bien belles sur les comportements des (de certains?) burkinabè envers les étrangers.
« Au Burkina, il existe la solidarité alors qu'en France vous êtes individualistes ».
Cela, personne ne me le dément.

Et pourtant.
Je connais des familles qui délaissent leurs enfants étudiants dans le besoin. Pas des familles pauvres, hein ? Et personne de leurs proches ne leur vient en aide.

J'essaie de proposer la création d'une mutuelle, j'essaie de demander aux membres d'un groupe d'au moins les aider à travailler pour le groupe.

Réponses : Néant. Chacun a ses problèmes personnels. On ne me dit pas mieux en France.

Seulement, voilà, en France, il y a longtemps qu'on a mis en place des structures collectives d'aides aux démunis. Même si ces structures ne prennent pas tout en charge, elles prennent en charge tout ce qu'elles peuvent . Les soins de santé, POUR TOUS. Immigrés compris. Le nécessaire vital (toit, nourriture), IMMIGRES COMPRIS. Je précise cela car on est habitué à lire que les immigrés sont mal accueillis en France. 
C'est faux, dès qu'ils rencontrent des autorités, ils sont orientés vers des services sociaux, vers des associations d'aide aux immigrés.

Au Burkina, qu'on me démente si je me trompe, plus on possède et plus on garde pour soi. 
Des structures GRATUITES d'assistance ? Des lieux pour manger gratuitement ? Des allocations pour premières nécessités ?

Si j'ai raté quelque chose, merci de m'informer.

La prévoyance n'est pas non plus la qualité majeure du Burkina, pas même pour soi, alors, pensez, prévoir pour les autres ?

Détrompez moi encore si je me trompe : on dépense ce qu'on a, on n'économise pas (sauf pour acheter la foutue parcelle des rêves de tous), on emprunte. Au-delà de l'achat d'une maison, d'une voiture (parfois), on ne prépare pas les temps difficiles, on ne met pas de côté pour tenir face aux accidents de la vie. On ne prépare pas sa vieillesse (on a toujours foi en la solidarité ancestrale et au respect des vieux). Mais c'est là compter sur les autres, d'ailleurs une des raisons de la natalité abondante dans le pays, il faut faire des enfants pour qu'ils s'occupent de nous plus tard..
Natalité qui, on le sait, va l'asphyxier dans quelques décennies.
Drôles de prévisions.

Alors, oui, je sais, prévoir l'avenir quand on n'est pas sûr du lendemain, c'est difficile.

OK . Mais si on prenait le problème par l'autre bout de la lorgnette ? SI PREVOIR POUVAIT EVITER LA PEUR DE MANQUER ?
Les sociétés occidentales ont connu les mêmes conditions de vie. Et elles en sont sorties grâce à la prévoyance. 
-Techniques de conservation des aliments
- Structures d'aide sociale
Il a peut-être fallu des décennies pour que les pauvres sortent de leur fatalisme pour sortir de la misère. Il a même fallu qu'elle soit bien grande, que les conditions de vie des ouvriers du XIX ème siècle soient bien épouvantables.
Ceux qui ont lu Victor Hugo, Zola, en savent quelque chose.

Les Burkinabè n'en sont pas là ?

Par ailleurs, deux secteurs économiques sont super florissants : les maquis, les marabouts. Alcool et mauvais sorts. Oubli du présent et gestion négative de l'avenir. On se détruit et on détruit les autres.

Ce sont juste des questions que je me pose, je n'ai pas les réponses.
Peut-être qu'en se les posant tous ensemble ?

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