Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

Les bonnes raisons d'avoir tort

Publié le 10 Juillet 2017 par Lu Nienne Diallo

Réponse à Moustapha Diabaté, comment les valeurs républicaines d'égalité, de non ethnicisme et les lois elle-mêmes peuvent-elles être bafouées en toute bonne conscience ?
.
Le cerveau humain connaît des stratégies de défense contre l'angoisse immense qui peut l'étreindre dans cette vie un peu compliquée.
Le refoulement en est un, la névrose, au sens freudien, qui est positif et non une insulte (je dis ça pour beaucoup qui prennent tout à l'envers), empêchent le pauvre cerveau humain d'exploser souis l'angoisse. Ce sont donc de bons outils.
Là où ça se complique, c'est quand pour se protéger de l'angoisse, l'homme refoule des informations, des connaissances, voire une logique de base, et que le résultat est mauvais pour une catégorie de personnes (noirs, juifs, musulmans, femmes)
Contre toute logique, alors, le cerveau construit de fausses connaissances, qui vont justifier tout ce que cette catégorie de personnes va subir.
On a toujours d'excellentes mauvaises raisons pour
- réduire certains en esclavage
- les coloniser pour les corriger
- les lyncher au besoin, ça défoule, et ils ont toujours tort 
- récupérer leurs biens (que l'on trouve toujours mal acquis) : terres, fortunes... femmes.
- et pour ces dernières, éternellement sources d'angoisse pour l'homme, elles deviennent butin, propriété à mater, elles ont toujours tort.

Arriver là-dessus, s'horrifier du traitement réservé à ces catégories est assez inconfortable. Croyez que les anti-esclavagistes, les anti racistes, les anti-colonialistes, ont eu la vie dure.

Car bien sûr, ils arrivent à rebours de ce que le cerveau a construit pour lutter contre l'angoisse.

Ainsi, le lynchage d'un nègre par le KKK, non puni par la police blanche, aurait été réduit par un Moses Lepharaon au statut de fait divers (ce n'est pas une affaire de nègres, n'est-ce pas?)
La quête de justice des abolitionnistes aurait été (et l'a été assurément) considérée comme « insensée » (Bil Aristide Weda?)

Tous ces courageux pionniers se sont fait copîeusement insulter, et pour finir ont été considérés comme insulteurs.

Alors, les valeurs républicaines, là, cherchez-les, on n'a aucun argument à vous opposer.
C'est le blocage qui agit, qui pousse à l'incohérence totale (pour ce qu'en voit l'interlocuteur) et à une profonde rage intérieure dont le rageur créditera celui qui les rappelle et qu'on aimerait tant voir « ne jamais revenir »...
La comédie humaine n'a pas tant de variantes, qu'on ne sache à tout coup dans quelle catégorie de scène on se trouve.

Commenter cet article