Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

"élections piège à cons"

Publié le 7 Avril 2015 par Pierrette Roc Diallo

"élections piège à cons"

Pour mémoire, ce qui m'a amenée à intervenir de si loin dans la politique Burkinabè, c'est d'avoir suivi minute par minute mes jeunes amis ces terribles journées d'Octobre 2014. Il m'a été intolérable de voir tomber ou mutiler des jeunes gens, des enfants à mes yeux de grand-mère, dont le plus jeune avait 17 ans !!!!

Vous comprenez donc que je suis de ceux et celles qui souhaitent voir punis ceux qui sont responsables de ce massacre.

Ayant tout de même vécu un peu plus longtemps que vous et vos politiques, j'ai une vision très critique de la démocratie telle qu'elle est pratiquée en France et telle que nos dirigeants vous l'imposent, pour leur plus grand profit et celui de vos dirigeants.

C'est donc d'un oeil réprobateur que j'observe l'actuelle course à Kossyam et aux postes rémunérateurs du gouvernement. Ces élections aboutiront simplement à faire d'un Roch, un Zéphirin ou autre, un Compaoré à la place du Compaoré sorti.

Même si vous réussissez à élire un homme réellement intègre, ce qui est peu probable puisque les élections se jouent à coup de milliards, cet homme intègre ne pourra, par la tentation ou celle de ses conseillers, que se corrompre.

J'ai vu autour de moi des proches, des justes, métamorphosés par le pouvoir, le pouvoir corrompt.

C'est pourquoi je travaille à vous révéler la "démocratie" telle que nous la vivons, vous africains et nous, français, car il faut, pour l'humanité entière, instaurer une vraie démocratie qui redonnerait le pouvoir au peuple.

Le lui redonner, car comme l'explique le Professeur Etienne Chouard, et tous ceux qui luttent pour la démocratie vraie, les élections ne conduisent qu'à nous donner des maîtres, et non des représentants porte-paroles de nos désirs.

Pour cela, il faut qu'une nouvelle constitution soit écrite par les peuples mêmes, et non par les représentants des castes dirigeantes.

Vous voyez donc que je désespère des choix qui ont été faits, toujours par les castes dirigeantes d'ailleurs et pas par le peuple, de la reconduction du système qui a tué ces jeunes gens.

Le processus ne peut être interrompu, mais je suis convaincue que les Burkinabès sauront repartir dans la rue pour aboutir à une vraie démocratie. (contrairement à ce que j''ai pu croire, les français vont le faire le 14 juillet, pour réclamer un changement de constitution, il apparaît encore une fois que des idées visionnaires comme les miennes apparaissent en même temps chez beaucoup ).

C'est donc une vision d'avenir inéluctable, j'espère seulement qu'il ne faudra pas encore des morts, ici ou là, pour y arriver.

En attendant, je suis favorable bien sûr à ce qu'on écarte de ces élections ceux qui ont concouru à pousser le peuple à bout.

Commenter cet article