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Un clic, déclic pour l'Afrique

Des vérités historiques, sociales, économiques pour l'Afrique Noire Francophone

Femmes du Burkina

Publié le 27 Août 2015 par Lu Nienne Diallo

Femmes du Burkina

Mes articles font toujours suite à des conversations privées avec des burkinabè.

Burkinabè est un mot invariable, donc désigne des hommes et des femmes.

Et sur certains points, les écrits des unes et des autres sont discordants, il vaut la peine de les comparer.

---- L'homme :

Il y a peu, donc, un jeune ami arrive avec une question provocatrice.

« Pourquoi 70% des femmes blanches vivent sans leur mari ? »

D'où vient cette statistique sous hallucinogènes ? D'un étudiant.
C'est dire ce qui se raconte dans les universités burkinabè.

« La Plupart D'entre Vous Quitte Leurs MarieA 30ans Au Profit Des Rasta. »

De mieux en mieux... Propagande raciste et non fondée. Il n'y aurait même pas assez de rastas pour une poignée de marginales déglinguées....

----- La réalité

En fait, partout dans le monde, la femme vit plus vieille que l'homme. Et donc reste veuve.

------ L'homme encore :

« En Afrique Nos Maman Doit Obeir Aux Ordre De Son Marie Raison Pour Laquel Nous Avons Une Relations Durable. «

------ La réalité

Oui, ça, c'est facile quand on ne scolarise pas les filles, on peut les tenir sous dépendance.

Mais qu'en est-il des femmes burkinabè qui font des études aujourd'hui ? Acceptent-elles d'obéir à un mari ignorant et bête, ou de faire semblant, ce qui est la règle dans les sociétés patriarcales, de le vénérer pour mieux le manipuler ?

Car il n'est un secret pour personne que, sous couvert d'obéissance au mari, c'est la femme qui tient les rênes.

----- Ecoutons maintenant le modèle des Burkinabè :

« A bas les maris !!! »

Oui, vous avez reconnu Thomas Sankara.

Pourquoi l'idole des jeunes Burkinabè s'en prend-il aux maris ? Il le dit lui-même : "C'est la femme qui travaille tandis que l'homme paresse".

Alors, oui, ces propos me sont tenus par … un jeune homme, bien sûr, qui vénère Sankara comme tous, mais d'une oreille seulement.

------- Passons maintenant aux dames, que me disent-elles ?

« Nos hommes, ni aimants ni amoureux, intéressés... qui nous abandonnent après 3 enfants pour une plus jeune ».

Eh oui, la femme burkinabè aussi vit seule, soit par décès, soit par abandon du mari, soit parce qu'elle ne trouve pas d'homme qui la mérite.

------ Alors, j'arrive au sujet de mon article.

Tant que les hommes burkinabè se pavaneront en affirmant leur droit à avoir des maîtresses (droit non réciproque),

tant qu'ils se croiront d'essence supérieure à la femme,

tant qu'ils se précipiteront sur n'importe quel bobard pourvu qu'il cogne sur les blancs,

tant qu'ils déblatèreront sur les femmes des blancs, sans voir la détresse des leurs,

tant qu'ils perdront du temps à bavasser sur les blancs, les occidentaux, leurs prétendues tares,

non seulement leurs femmes ne seront pas heureuses, les quitteront ou même refuseront de se marier (les jeunes hommes ont bien du mal à trouver épouses... s'ils en veulent une qui soit soumise, il faut aller chercher dans une tribu perdue au fond de la brousse),

Mais le Burkina restera la proie des politiciens véreux qui utilisent ces fausses informations pour les détourner de leurs propres exactions.

------ Il y a deux domaines d'actions prioritaires chez nos futurs dirigeants :

***L'éducation, avec des informations fondées et non des rumeurs propagées pour caresser le goût de se sentir victimes.

*** La SITUATION DES FEMMES, respectées dans les mots, méprisées et exploitées dans les faits.

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